bien concevoir sa bergerie. Article "Jura agricole"

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bien concevoir sa bergerie. Article "Jura agricole"

Message  sarahya81 le Mar 24 Nov - 11:45

Bien concevoir sa bergerie
Elevage ovin
Jura agricole et rural
Publié le: 24 février 2006

"Le bâtiment tunnel, économique, convient bien aux petits élevages ou en bâtiment d’appoint (Haute Vienne, mai 2005)


En production ovine, un bâtiment bien conçu est primordial pour réussir son installation que l’on réaménage un ancien bâtiment ou que l’on construise une bergerie neuve.
Entre réforme de la PAC et intérêt pour la diversification, des projets d’ateliers ovins émergent de plus en plus sur la région. La phase de conception de la bergerie est importante dans la réussite du projet. Une bergerie se doit avant tout d’être fonctionnelle. Si elle peut aussi être économe, l’éleveur est gagnant sur toute la ligne. La difficulté est qu’il n’est pas toujours évident de concilier ces deux objectifs. La bergerie idéale n’est pas la même pour tous, elle sera dans tous les cas affaire de compromis. Tout dépend d’abord du système de production sur lequel on travaille, herbe ou bergerie. Un premier conseil, il faut toujours concevoir l’intérieur de la bergerie avant de prévoir ses dimensions extérieures. Pour ceux partant d’un ancien bâtiment, ce n’est pas possible, il faudra alors concilier les dimensions existantes et l’aménagement intérieur.

Prévoir l’abreuvement et l’alimentation
Le second critère est le type d’animaux que l’on veut rentrer dans la bergerie. Brebis en gestation, en lactation, à l’entretien, agneaux en engraissement, tous n’ont pas besoin de la même place, de la même longueur à l’auge, des mêmes aménagements intérieurs. Pour des brebis en fin de gestation et en agnelage, il faut prévoir des parcs de 4,5 m. de profondeur au moins. Des parcs d’une profondeur trop importante rendent difficiles les manipulations d’animaux. Les cases d’agnelages doivent être faciles à monter, faciles d’accès, leur emplacement prévu dès la conception de la bergerie avec abreuvement automatique (un abreuvoir pour deux cases). Les parcs à agneaux et leur circulation doivent être pensés de la même façon.. Pour des agneaux en finition, on considère une profondeur de parc de trois mètres comme suffisante avec un accès au nourrisseur facile (une distribution automatique ou semi-automatique de l’aliment étant l’idéal).

Le mode d’alimentation doit être pensé lui aussi dès la conception du bâtiment. Les soins aux animaux sont le second travail d’astreinte sur l’année des éleveurs ovins après l’agnelage. Il s’étale de plus sur l’année contrairement à l’agnelage qui est ramené à quelques périodes en fonction des systèmes. Sur la distribution des fourrages, pour un passage au tracteur, prévoir au minimum 3,5 m à 4 m de large. Avec un valet de ferme ou un déroulement manuel des bottes, prévoir 2 m au minimum. Une alimentation en libre service des fourrages autorise des couloirs plus étroits dans la bergerie. Il faut simplement prévoir un accès facile au libre service (pignons, portes latérales...).
Pour la distribution des concentrés, tout dépend du mode de ration. A volonté, l’accès au nourrisseur et son mode d’alimentation doivent être prévus. En rationné, c’est la longueur à l’auge et le couloir qui conditionnent l’aménagement. On compte généralement trois brebis par mètre linéaire d’auge.

Le confort de travail aussi !
Enfin, le confort de travail et le temps passé aux soins, aux traitements, à la surveillance des animaux, à l’agnelage doivent être réfléchis par l’éleveur. Les couloirs latéraux, gourmands en surface permettent une meilleure surveillance, un accès facile aux cases d’agnelages et aux lots en fonction des périodes. Avec 1,2 m de large, un homme peut passer de front en portant deux seaux.
Un parc de contention couvert et bien positionné (fonction des circuits de circulation des animaux) permet de trier facilement, de traiter, tailler les pieds, tondre de façon simple et rapide.

La distribution automatique des concentrés est un plus indéniable. Plusieurs éleveurs de la région se sont équipés sur 2004 et 2005 de vis ou de chaînes à pastilles, réduisant ainsi la pénibilité du travail sur les soins aux agneaux notamment.

C’est en fonction de ces critères, du nombre d’animaux, de l’emplacement des stockages de fourrage et de concentrés, du mode de paillage et du niveau d’investissement possible qu’un éleveur pourra déterminer les dimensions de sa bergerie.
Une fois les besoins en surface en mètre linéaire d’auge et les aménagements nécessaires prévus, il faut encore penser à la conception globale du bâtiment : dimensions, ventilation (primordiale en élevage ovin), orientation, implantation, et à l’organisation générale du projet (autorisation, devis, maîtrise d’œuvre, part d’auto construction...) qui feront aussi la réussite de l’élevage et influeront sur la maîtrise des coûts.


Alexandre Dumontier
Bâtiment ovin
Bien dimensionner l’édifice
Pour être précis et économiser en surface sur sa bergerie, un éleveur peut dans son projet de construction analyser la rentrée des animaux dans sa bergerie sur un planning annuel. Exemples.
Les dates d’agnelage, le nombre d’animaux ainsi que le mode d’engraissement vont décider de l’aménagement et de la taille de la bergerie, et le planning des entrées et sorties permet de prévoir la surface nécessaire aux animaux sur l’année. Dans un système en bergerie avec 400 brebis, quelle est la surface dont j’ai besoin ? Un calcul simple permet de donner 400 x 2 m2 = 800 m2 et 400/3 = 130 mètres linéaires d’auge nécessaires pour ces brebis et leurs agneaux. Qu’en est-il si nous examinons de façon plus approfondie le système ?
L’élevage fonctionne avec une période d’agnelage principal en novembre pour les brebis mais février/mars pour les agnelles. Sur 400 mères, on compte en général 20% d’agnelles soit 80 animaux. L’éleveur va rentrer les brebis un mois avant les agnelages, soit au mois d’octobre pour un agnelage en novembre. En fonction de la situation de l’élevage, les agnelles pourront rentrer plus ou moins tard dans la saison, considérons qu’elles rentrent du fait de l’hiver à la mi-décembre. Quelle occupation du bâtiment pour ce système ?
En octobre, les 320 brebis sont à l’entretien soit 320 m2 et 107 m linéaires d’auge nécessaires, ce sont les seuls animaux présents dans la bergerie. En novembre, les brebis sont en agnelage, on les considère comme suitées, en fonction de la race on pourra compter entre 1,5 m2 et 2 m2 par brebis soit 480 m2 pour deux mois d’allaitement. Mi-décembre, les agnelles rentrent en bergerie à l’entretien, il faut ajouter 80 m2 et 25 m linéaires d’auge nécessaires soit pour ce mois de décembre 560 m2 nécessaires et 132 m linéaires d’auge.
Courant janvier, les agneaux sont sevrés, les mères retournent à l’entretien, les besoins en bâtiments sont ceux du mois d’octobre en m2 mais sans besoin en linéaire d’auge. Les éleveurs placent le plus souvent ces brebis en libre service foin.
En fonction des résultats techniques de l’élevage, on peut prévoir les besoins des agneaux. Avec une productivité numérique autour de 1,1. On compte 350 agneaux et 80 agnelles de renouvellement à loger sur quelques mois, le temps des ventes. En janvier, tous les animaux seront présents, soit 210 m2 nécessaires ce qui, brebis et agnelles en fin de gestation cumulées, nous donne 610 m2 d’aire paillée.
Peu à peu les agneaux seront vendus, on compte généralement une vente de la totalité sur trois mois. En février/mars, au moment de l’agnelage des agnelles, la majorité des agneaux seront donc vendus. Les agnelles suitées occuperont donc la place des agneaux.

Avec ce type de démarche, les besoins en bâtiment sont réduits de près de 200 m2, la première approche en mètres linéaires d’auge restant fiable. Les besoins maxima en surface sont de 610 m2 au mois de janvier/février. Cette réduction des surfaces nécessaires en aire paillée ne sera possible que si le bâtiment et son aménagement intérieur est prévu de façon pratique et modulable. En effet, sur une même aire paillée vont se succéder, des brebis en gestation, la période d’agnelage, des brebis en lactation, des agneaux à l’engraissement et des brebis à l’entretien. L’éleveur doit pouvoir adapter son bâtiment aux soins à apporter à « tous ces types d’animaux ». "

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Message  val02 le Mar 24 Nov - 21:42

C'est vrai ... y-a des trucs, j'y avais pas pensé !!! (économie de place dans le batiment en fonction des pérides de l'année) ... à creuser scratch
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